Réunion d’appartement n° 2 – Lundi 27 février 2017

logo-ghsComment libérer le travail ? Quelle politiques de l’emploi ? Les enjeux de condition et de statut des travailleurs dans le cadre de la ré-industrialisation de transition écologique .

La fin du compromis salarial fordiste

Le « tournant libéral » des années quatre-vingt et la prise de conscience internationale des ravages du productivisme ont ruiné le compromis datant des années 1930 qui convertissait une partie des gains de productivité en gains de pouvoir d’achat.

Avec le triomphe du néo-libéralisme, faute de redistribution, ni sous forme de gains de pouvoir d’achat, ni sous forme de réduction de la durée du travail à salaire constant, les gains de productivité, même ralentis, se sont convertis en chômage et en souffrance au travail alors que l’offre de travail continuait de croître dans certains secteurs.

Mais surtout, dans un contexte de chômage de masse et de renonciation au plein emploi, on assiste sous couvert de modernisation à des mutations profondes du statut des travailleurs : la remise en cause du statut salarié en termes de droit du travail et des différentes formes du salaire différé permettant de protéger les salariés des principaux risques (maladie, accident, retraite, etc.).

Que devient la question du partage des gains de productivité ?

La question des salaires dont la part n’a cessé de décroître est toujours d’actualité. Celle de la durée légale du temps de travail doit être reposée pour en finir avec les décomptes laissant de larges plages de non-travail imposé et non rémunéré dans la journée. La hausse des salaires de toute façon apparaît bel et bien comme une urgence, ainsi qu’une véritable fiscalité des patrimoines afin de réduire la part de la rente dans la société.

Du salariat aux activités socialement utiles ?

La volonté de s’exprimer dans son activité sociale reste une des aspirations des salariés. La volonté de « faire quelque chose », de « voir le bout de ses actes », dans son activité sociale est une aspiration fondamentale de l’être humain. Les salariés sont attachés au « travail bien fait ». Quel salarié n’a pas fait l’expérience de l’activité empêchée, en constatant « aujourd’hui encore, c’était ni fait, ni à faire » ?  Plutôt que d’annoncer la fin du travail, ne faudrait-il pas plutôt l’émanciper des formes d’organisations managériales qui ont démontré leur nocivité et donner aux collectifs de travail des droits de contrôle sur leur propre activité ?

Quelles transformations à venir du travail ?

La fin de la croissance et du plein emploi fondé sur une croissance à plus de 3%, et le recul des formes de travail associées à la transformation abusive des ressources non renouvelables de la planète impliquent des réflexions sur les transformations à venir, par exemple avec le développement de formes d’activité – non directement productives au sens classique – socialement utiles et nécessaires, et rémunérées.

Ces évolutions impliquent de repenser les formes de propriété et d’organisation de l’industrie et des services  ainsi que le statut des travailleurs en leur sein. 

Toutes ces questions ne font pas forcément l’objet de propositions explicites des différents candidats, elles ne sont pas moins au cœur de la campagne présidentielle et législative.

@GHS18

Lundi 27 février 2017 19 h 00 – 22 h 00

chez Marielle Chevallier, 26 rue Milton, 9512/7465 – 3ème face

Contact : Jérôme Martin, 0643631500

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